Posts Tagged ‘XVIe’

h1

Le Cartographe du roi

12 novembre 2011

Lisbonne, 1502. La ville est le centre du commerce européen d’où part de nombreuses expéditions maritimes. C’est ici que vit le jeune Tiago, apprenti chez son père qui dirige l’atelier de cartographie du roi du Portugal.
Par le biais, cher à l’auteur, d’une histoire d’espionnage, on découvre l’importance des cartes géographiques, véritables trésors permettant d’accéder aux richesses de nouveaux territoires. Tiago et son amie Ana vont tenter d’empêcher le vol de la carte du monde connu, la plus précise réalisée à ce jour, le Padrao Real.

En fin d’ouvrage, 5 pages documentaires nous en apprennent plus sur l’origine de la cartographie – tout d’abord représentation du monde, la carte devient un objet utilitaire – et sa fabrication du XVIe siècle à aujourd’hui.

 Le Cartographe du roi
Texte et illustrations d’Olivier Melano
Ecole des loisirs, Archimède, 48 pages, septembre 2011

h1

Galilée et les poissons rouges

10 juin 2011

La vie du savant est racontée de façon très vivante sous la forme d’un dialogue entre Galilée et sa fille Virginia. Cette forme dialoguée permet à l’auteur d’expliquer avec légèreté des concepts tels que la chute des corps, le mouvement des planètes et même la relativité.
Le récit démarre avec l’enfance de Galilée et la naissance de sa vocation, se poursuit avec les différentes découvertes du savant, aborde aussi le rôle des Médicis, de la guerre de trente ans et bien sûr du Vatican jusqu’à sa condamnation par l’Inquisition.


Plus surprenant, l’auteur égrène tout au long du récit des références à la vie d’aujourd’hui ce qui créer une distanciation et justifie peut-être qu’il ne peut pas toujours se référer à des textes originaux et qu’il doit imaginer les dialogues.
Combinaison de tout cela, un texte plaisant, bien documenté et très facile à lire.

 Galilée et les poissons rouges
Jean-Jacques Greif
Le Pommier, Romans & plus, 180 pages, mars 2010

h1

Galilée

21 juin 2010

Pour Galilée, ce sont les mathématiques qui doivent expliquer comment les choses se passent. Il opte pour le système de Copernic, une organisation du monde que l’Église ne peut accepter. Galilée cherche pourtant à convaincre l’Église, il veut démontrer que le système de Copernic est conforme  aux écrits de la Bible ; et par la même, il interprète les textes sacrés. Il finit par être condamné par les autorités religieuses. Il aura néanmoins toujours à coeur de prouver que Copernic a raison.

L’histoire de Galilée est l’exemple même du scientifique qui s’est élevé contre les croyances de son époque. Le récit met l’accent sur le système de pensée de Galilée, sur sa détermination à faire partager ses découvertes et sa croyance en les progrès de la science.

Galilée
Brigitte Labbé, P.-F. Dupont-Beurier; illustrations de Jean-Pierre Joblin
Milan jeunesse, De vie en vie, 64 pages, 2009

h1

La Licorne

12 mai 2010

Avec La Licorne, le scénariste Mathieu Gabella nous entraîne en pleine Renaissance entre science et fantastique.

1565. Ambroise Paré, pionnier de la chirurgie moderne se retrouve au cœur d’une incroyable conspiration. À Paris, des médecins réputés sont retrouvés mort ; Ambroise Paré mène l’enquête. Ces médecins ont constaté que l’anatomie du corps humain change, les organes ne sont plus les mêmes…
L’énigme tourne autour de créatures mystérieuses qui ont la capacité à régénérer leurs organes et qui seraient liées aux mutations du corps humain. Maîtriser le secret de l’évolution du corps humain est devenu un enjeu que se disputent religieux, scientifiques et sociétés secrètes.

L’histoire est dense (nombreux personnages, multiples dialogues dans une même case) et l’intrigue peut paraître complexe au premier abord. De multiples péripéties opposent Ambroise Paré, Nostradamus et les Asclépiades à l’Église pour trouver ce qui a le pouvoir de transformer l’anatomie humaine.
La dimension fantastique est sublimée par les illustrations d’Anthony Jean : ambiance sombre (jeux d’ombre et de lumière), décors mystérieux et créatures mythologiques à l’anatomie surprenante.

C’est un récit fantastique, avec ses aberrations scientifiques, mais l’on découvre au fil du récit des informations sur la médecine et les pratiques de l’époque (opérations chirurgicales, théorie des humeurs, microbes, conflits entre médecins et chirurgiens…).
En fin de chaque tome, on en apprend davantage grâce à quelques précisions sur les différents protagonistes scientifiques et sur l’histoire de la médecine et des connaissances de l’époque.

La Licorne (3 tomes)
Mathieu Gabella (scénario) ; Anthony Jean (dessin & couleur)
Delcourt
t1. Le Dernier Temple d’Asclépios – 46 planches – 2006
t2. Ad Naturam – 46 planches – 2008
t3. Les Eaux noires de Venise – 46 planches – 2009

h1

Comment l’homme a compris que le singe est son cousin

6 avril 2010

«Tout commence au début du XVIe siècle quand, pour la première fois, des explorateurs européens tombent nez à nez avec des grands singes sur le sol africain…»

L’ouvrage raconte l’histoire des découvertes qui ont permis d’établir la parenté de l’homme et du singe. Si le personnage central est Darwin et sa théorie de l’évolution, l’histoire commence dès le XVIe siècle avec la découverte des grands singes « un animal qui ressemble en tous points à un homme ». Au XVIIIe siècle, Linné classera l’homme dans la même famille que le singe puis, en 1809, Lamark éliminera l’intervention de Dieu dans l’apparition des espèces. C’est en 1859 avec la publication de L’origine des espèces que Darwin expose sa théorie de l’évolution. Puis viens le temps des paléoanthropologues à la recherche du « chaînon manquant » qui mènerait du singe à l’homme. Ce n’est qu’en 1959, suite aux découvertes des Leakey que l’on abandonne la théorie de la ligne droite pour celle du buisson. Cette hypothèse sera confirmée par les apports de la biologie moléculaire et de la primatologie.

Voir le descriptif narratif des documentaires de la collection « La connaissance est une aventure ».

Comment l’homme a compris que le singe est son cousin
Juliette Nouel-Rénier, illustré par Anne Simon.
Conseiller scientifique : Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France
Gallimard jeunesse, La connaissance est une aventure, 64 pages, 2007.

h1

Tycho Brahé, prince des étoiles

22 mars 2010

Danemark, 1588 – Le jeune Erik, accompagné de son père, rend visite à son oncle, le fameux Tycho Brahé. Sur l’île de Hven, où Tycho Brahé a construit le premier observatoire d’Europe, Erik rencontre ses cousins ; ils visitent le chantier de construction d’un nouvel observatoire enterré. Les jeunes garçons se lancent des défis à qui escaladera les immenses instruments d’observation.
Suit la résolution d’une intrigue : Erik et Jeppe (le nain de Tycho Brahé) révèlent que le secrétaire vole des relevés d’astronomie. Tycho offre alors un sextant à Erik qui, en observant les étoiles, se découvre une passion : il deviendra astronome.

L’illustration (des crayonnés aquarellés) forme un récit séquentiel entre l’album et la bande dessinée ; on découvre l’âpreté de l’île de Hven, l’architecture des observatoires astronomiques de Tycho Brahé et ses instruments d’observation : astrolabe, sextant, grand quadrant mural…
Par le rôle du père d’Erik, on comprend également l’importance de Frédéric II, roi du Danemark, qui finance la construction des observatoires et les recherches de Tycho Brahé.
Mais le récit apporte peu d’éléments sur la nature et l’importance, à cette époque, des observations de Tycho Brahé. L’histoire porte essentiellement sur les défis entre cousins et sur l’intrigue d’espionnage.
En fin d’ouvrage, 4 pages documentaires proposent une biographie de Tycho Brahé et renvoi sur le site du musée : www.tychobrahe.com

Tycho Brahé, prince des étoiles
Olivier Melano
L’école des loisirs, Archimède, 2009
48 pages

h1

Angelo et le messager des étoiles

13 mars 2010

Cet album met en scène les dernières années de la vie de Galilée.
Par le biais d’Angelo, un jeune berger, devenu l’élève de Galilée, on entre dans l’univers du savant. C’ est un homme déjà âgé qui réside à Arceti, près de Florence.
Privilégiant dialogues et interrogations, le récit dévoile les découvertes de Galilée et ses méthodes ; Galilée présente à Angelo la théorie de Ptolémée (système géocentrique) puis celle de Copernic (héliocentrique – la Terre tourne autour du Soleil) qu’il défend. A l’aide de sa lunette astronomique, Galilée interroge Angelo : « Observe, que vois-tu ? » Pour Galilée, la connaissance de l’Univers est liée à l’observation expérimentale avec vérification mathématique.
Convoqué à Rome par le tribunal de l’Inquisition, Galilée doit abjurer la théorie de Copernic. De retour à Arceti, il rédige secrètement le « Discours sur les deux sciences nouvelles ». Le manuscrit traversera l’Europe, grâce à Angelo, pour être publié en Hollande par Louis Elzévir.

Le récit  prend la forme d’un découpage séquentiel dans l’esprit des BD contemporaines. L’illustrateur, par des photos travaillées en niveaux de tons bruns, nous plonge dans une ambiance mélancolique et un peu inquiétante.
En fin d’ouvrage, une annexe documentaire résume le rôle de Galilée dans l’avancée des théories scientifiques.

Angelo et le messager des étoiles
Texte de Béatrice Deru-Renard
Illustrations de H.U. Osterwalder
L’école des loisirs, Archimède, 2007
9 à 12 ans