Posts Tagged ‘XIXe’

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Préhistoire, notre biographie

10 décembre 2011

Ou « comment les préhistoriens reconstituent le passé de l’Homo sapiens. »
Le livre de Colin Renfrew nous présente un tableau passionnant de l’état des connaissances dans ce domaine.

Dans la première partie, l’auteur décrit l’apparition de l’idée de « préhistoire » en 1859 et le développement de la discipline scientifique jusqu’à la fin du XXe siècle. La percée cruciale moderne viendra avec la technique de datation au carbone 14 permettant d’établir clairement les chronologies locales.
Dans la seconde partie, Colin Renfrew se penche sur les apports offerts par les recherches sur l’ADN et le développement de l’archéologie cognitive qui permettrait de comprendre le « paradoxe de la connaissance ».

La lecture est passionnante et relativement aisée, mais la densité d’informations est telle que ce livre est destiné aux lecteurs les plus motivés.

 Préhistoire, notre biographie
Colin Renfrew
L’école des loisirs, Médium documents
272 pages, mars 2011

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Quel est l’âge de la Terre?

2 octobre 2011

La réponse à la question est donnée d’emblée : la Terre a 4,5 milliards d’années.
Ce que nous apprend ce livre c’est comment on est parvenu à cette valeur.
L’âge de la Terre est devenue une question scientifique au XVII-XVIIIe siècle. Auparavant, la Bible offrait un moyen bien commode de dater l’origine du monde : il suffisait de remonter le temps en comptant les générations qui se sont succédé.
Jacques Treiner nous raconte comment les scientifiques vont contredire les mythes en cherchant des chronomètres dans la nature comme le calcul du refroidissement de la Terre ou l’origine de l’énergie solaire, objet de controverse entre Kelvin et Darwin. Et les querelles de scientifiques ne prendront fin qu’avec la découverte de la radioctivité approuvée comme étant le bon chronomètre.

Quel est l’âge de la Terre?
Jacques Treiner
Éditions Le Pommier, Les petites pommes du savoir
64 pages, septembre 2011

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Louis Pasteur

15 juin 2011

Pasteur a inventé le vaccin contre la rage. Mais pas seulement. Dans cet album, l’auteure raconte de façon précise toutes les découvertes du savant, mais pas uniquement d’un point de vue scientifique.
Le récit débute par l’enfance de Louis et son engouement pour les études, ses premières expériences en cristallographie puis toutes les découvertes qui feront de lui un des plus grands savants. L’accent est mis sur l’aspect humaniste de Pasteur (une histoire de courage et de persévérance, mais aussi de solidarité et d’amour de l’humanité). Toutes ses découvertes sont un progrès concret pour ses contemporains : les brasseurs et les vignerons bénéficient des études sur la fermentation, les éleveurs sauvent leurs troupeaux grâce aux vaccins, les médecins et les chirurgiens limitent les contagions avec l’aseptie ; et chacun peut bénéficier du vaccin antirabique.

Cet album qui -dans sa préface- a pour ambition d’inciter les jeunes à suivre les pas de Pasteur n’est pour cela pas assez narratif. Le choix d’un récit à la troisième personne et la quasi-absence de dialogues rendent cette biographie très factuelle. Difficile dans ce cas de s’identifier au personnage décrit, ou même de prendre sa vie pour modèle.

 

Louis Pasteur
Sophie Humann, illustration Vincent Dutrait
Gulf Stream, L’Histoire en images, 64 pages, mai 2011

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La Rivière

10 juin 2011

À l’attention des très jeunes enfants, La Rivière tient le pari de résumer L’Origine des espèces écrit par Charles Darwin en 1857.

Tout d’abord, il y a le remarquable paragraphe poétique qu’écrit Darwin lui-même en conclusion de L’Origine des espèces. Il résume simplement sa théorie en racontant la diversité de la vie à l’échelle d’une rivière.
De là, Fabian Negrin interprète ce texte à travers la promenade d’un enfant et son chien découvrant la richesse de la flore et de la faune de la rivière et ses berges.

Les illustrations, à la fois poétiques et détaillées, nous entraînent dans les pensées de Darwin, émerveillé par l’observation de la nature en constante évolution.

La Rivière
d’après Charles Darwin
Fabian Negrin
Petite Plume de carotte, 36 pages, avril 2011
Prix Bologne 2010

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L’Oreille d’or du Dr Laennec, une révolution dans la médecine

5 mars 2011

Laënnec à l'hôpital Necker ausculte un phtisique devant ses élèves (Théobald Chartran - 1816)

En 1816, le Docteur Laennec, en observant des enfants en train de jouer, invente le stéthoscope. En permettant une auscultation du coeur et des poumons, cet instrument va permettre à Laennec de décrire les symptômes de nombreuses maladies pulmonaires.

Ce livre navigue entre roman et biographie. Dans les premiers chapitres, la rencontre entre Laennec et Petit Louis fait un roman agréable avec de nombreux dialogues et un héros de l’âge du lecteur. Puis, Louis disparaît du récit (on ne le retrouve qu’à la toute fin) et c’est la vie de Laennec qui est racontée. L’écriture reste agréable, mais il est dommage d’avoir perdu le héros-enfant au cours du récit.

En fin d’ouvrage, un dossier dresse un portrait de la médecine, des hôpitaux et des conditions sociales parisiennes au XIXe siècle.

L’Oreille d’or du Dr Laennec, une révolution dans la médecine
Margot Bruyère
Oskar jeunesse, 128 pages, 2010

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Les Carnets de Darwin (t2) « La Mort d’une bête »

28 février 2011

L’œil des celtes (t.1) plaçait Darwin et sa théorie de l’évolution comme l’enquêteur idéal pour élucider une série de meurtres horribles perpétrés par un animal inconnu.

La mort d’une bête (t.2) vire au fantastique horrifique. Darwin lutte ici contre sa part sombre tout comme il a dû batailler à son époque avec ses états d’âme (vingt ans avant de publier L’Origine des espèces…).
Un homme tourmenté qui cherche des réponses dans la science mais devient, dans ce récit, sujet d’expérience (alcool et sexe pour conjurer les démons qui seraient en lui). Un portrait de Darwin, trop éloigné de la réalité.
Enfin, conclusion dans l’épisode suivant…

Les Carnets de Darwin – T2 : « La Mort d’une bête »
Scénario : Runberg ; Dessinateur : Ocaña
Le Lombard, 56 pages, février 2011

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Les carnets de Darwin

9 juillet 2010

1860. Charles Darwin vient de publier L’Origine des espèces. La controverse s’engage, admirateurs et adversaires rivalisent. Darwin est alors contacté par le Premier ministre de la reine Victoria pour résoudre une enquête sordide. De sanglantes attaques ont lieu dans le Yorkshire, sur le chantier du chemin de fer ; un prédateur inconnu en serait la cause. Fasciné par les créatures mystérieuses comme les griffus ou les loups garous, Darwin accepte d’enquêter.

L’idée d’un Charles Darwin transformé en Sherlock Holmes est séduisante, cependant ses compétences scientifiques sont peu utilisées dans ce premier tome.
Il s’agit avant tout d’un thriller fantastique qui repose sur les croyances populaires, sources de terreur. Lieu angoissant, prédateur embusquée, fulgurance des attaques, sang et viscères…, ­âmes sensibles s’abstenir !

Les carnets de Darwin
L’Oeil des Celtes (t. 1)
Sylvain Runberg (scénario)
Eduardo Ocaña (dessin) et Tariq Bellaoui (couleur)
Le Lombard, 56 pages, 2010