Posts Tagged ‘Darwin’

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Quel évolutionniste êtes-vous ?

24 octobre 2011

Au départ de ce livre dont vous êtes le héros, vous êtes un naturaliste envoyé en mission par l’Académie des Sciences de Paris. L’aventure commence en 1700 : des observations originales concernant les changements dans les espèces remettent en question le créationnisme et le fixisme. Votre objectif : découvrir l’origine des espèces et les mécanismes de l’évolution.
Qu’allez-vous faire ? Empêcher la remise en cause du dogme de la genèse ? Allez au 57. Approfondir ce que sont ces nouvelles découvertes ? Allez au 183.

Selon vos réponses, vous rencontrerez un archéoptéryx, le squelette de Lucy, un impavide coelacanthe, des générations de souris à courte queues, d’inquiétantes drosophiles mutantes, des éléphants nains et des scarabées bombardiers. Et bien sûr, vous croiserez Buffon, Cuvier, Lamarck, Darwin et confrères mais aussi hérétiques et dévots.
Toutes ces questions/réponses confrontent le lecteur aux divers courants théoriques ou dogmatiques sur l’origine des espèces : darwinisme, lamarckisme, créationnisme, catastrophisme, mutationnisme…

Pour se repérer, un lexique explique le vocabulaire technique et des fiches commentent les étapes marquantes de l’histoire des sciences. À vous de jouer !

Quel évolutionniste êtes-vous ?
Cédric Grimoult
Ellipses, La culture dont vous êtes le héros,
224 pages, janvier 2011 (1e édt. 2002)

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Mourir pour un crapaud

24 octobre 2011

New Internationalist magazine

Comment un simple petit crapaud est-il devenu le héros d’une violente controverse scientifique qui dura plus de quinze ans, se solda par un suicide et soulève aujourd’hui de nouvelles questions ? C’est ce que Catherine Bousquet entreprant de nous raconter, à la façon d’un duel entre savants.

D’un côté, Bateson, un scientifique britannique, farouche darwinien, conteste toute possibilité d’hérédité des caractères acquis. De l’autre côté, Kammerer, biologiste autrichien, prétend avoir observé une hérédité de ce type chez des batraciens. Après un long et terrible débat intellectuel entre les deux hommes, c’est un Américain, G. K. Noble, qui prouve qu’il y a eu fraude. Coup de grâce, Kammerer se suicide.
Mais l’affaire n’est pas si simple. Une fois la fraude révélée, Catherine Bousquet soulève d’autres énigmes. Questionnement sur la supercherie : qui trafiqua le crapaud ? quand ? pourquoi ? et sur les mobiles du suicide…
Mais surtout, l’auteur présente les limites de l’interprétation scientifique. Il est probable en effet, qu’à cette époque, Kammerer et ses adversaires se soient tous trompés ; ils n’ont pas pu comprendre les phénomènes observés que l’on peut aujourd’hui apparenter à des mécanismes épigénétiques.

Mourir pour un crapaud  
Catherine Bousquet          
Le Pommier, Romans & Plus, 132 pages, mars 2011

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Quel est l’âge de la Terre?

2 octobre 2011

La réponse à la question est donnée d’emblée : la Terre a 4,5 milliards d’années.
Ce que nous apprend ce livre c’est comment on est parvenu à cette valeur.
L’âge de la Terre est devenue une question scientifique au XVII-XVIIIe siècle. Auparavant, la Bible offrait un moyen bien commode de dater l’origine du monde : il suffisait de remonter le temps en comptant les générations qui se sont succédé.
Jacques Treiner nous raconte comment les scientifiques vont contredire les mythes en cherchant des chronomètres dans la nature comme le calcul du refroidissement de la Terre ou l’origine de l’énergie solaire, objet de controverse entre Kelvin et Darwin. Et les querelles de scientifiques ne prendront fin qu’avec la découverte de la radioctivité approuvée comme étant le bon chronomètre.

Quel est l’âge de la Terre?
Jacques Treiner
Éditions Le Pommier, Les petites pommes du savoir
64 pages, septembre 2011

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La Rivière

10 juin 2011

À l’attention des très jeunes enfants, La Rivière tient le pari de résumer L’Origine des espèces écrit par Charles Darwin en 1857.

Tout d’abord, il y a le remarquable paragraphe poétique qu’écrit Darwin lui-même en conclusion de L’Origine des espèces. Il résume simplement sa théorie en racontant la diversité de la vie à l’échelle d’une rivière.
De là, Fabian Negrin interprète ce texte à travers la promenade d’un enfant et son chien découvrant la richesse de la flore et de la faune de la rivière et ses berges.

Les illustrations, à la fois poétiques et détaillées, nous entraînent dans les pensées de Darwin, émerveillé par l’observation de la nature en constante évolution.

La Rivière
d’après Charles Darwin
Fabian Negrin
Petite Plume de carotte, 36 pages, avril 2011
Prix Bologne 2010

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Les Carnets de Darwin (t2) « La Mort d’une bête »

28 février 2011

L’œil des celtes (t.1) plaçait Darwin et sa théorie de l’évolution comme l’enquêteur idéal pour élucider une série de meurtres horribles perpétrés par un animal inconnu.

La mort d’une bête (t.2) vire au fantastique horrifique. Darwin lutte ici contre sa part sombre tout comme il a dû batailler à son époque avec ses états d’âme (vingt ans avant de publier L’Origine des espèces…).
Un homme tourmenté qui cherche des réponses dans la science mais devient, dans ce récit, sujet d’expérience (alcool et sexe pour conjurer les démons qui seraient en lui). Un portrait de Darwin, trop éloigné de la réalité.
Enfin, conclusion dans l’épisode suivant…

Les Carnets de Darwin – T2 : « La Mort d’une bête »
Scénario : Runberg ; Dessinateur : Ocaña
Le Lombard, 56 pages, février 2011

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Les carnets de Darwin

9 juillet 2010

1860. Charles Darwin vient de publier L’Origine des espèces. La controverse s’engage, admirateurs et adversaires rivalisent. Darwin est alors contacté par le Premier ministre de la reine Victoria pour résoudre une enquête sordide. De sanglantes attaques ont lieu dans le Yorkshire, sur le chantier du chemin de fer ; un prédateur inconnu en serait la cause. Fasciné par les créatures mystérieuses comme les griffus ou les loups garous, Darwin accepte d’enquêter.

L’idée d’un Charles Darwin transformé en Sherlock Holmes est séduisante, cependant ses compétences scientifiques sont peu utilisées dans ce premier tome.
Il s’agit avant tout d’un thriller fantastique qui repose sur les croyances populaires, sources de terreur. Lieu angoissant, prédateur embusquée, fulgurance des attaques, sang et viscères…, ­âmes sensibles s’abstenir !

Les carnets de Darwin
L’Oeil des Celtes (t. 1)
Sylvain Runberg (scénario)
Eduardo Ocaña (dessin) et Tariq Bellaoui (couleur)
Le Lombard, 56 pages, 2010

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Darwin – Ainsi va la vie

5 juillet 2010

Devant une assemblé de savants, l’évêque d’Oxfort fustige un livre qui prétend que « L’homme et le singe ont les mêmes grands-parents. » C’est Charles Darwin qui l’a écrit.
Né en 1809, il est destiné à être médecin comme son père et son grand-père. Mais attiré surtout par les sciences naturelles, il abandonne la médecine puis la théologie.
À 22 ans, Darwin embraque sur le Beagle en tant que naturaliste. Le voyage a pour objectif d’établir précisément des cartes géographiques d’Amérique. Pendant 5 ans, le Beagle fera le tour du Monde. Lors des nombreuses escales, Darwin répertorie toutes les espèces vivantes possibles. Il compare les animaux fossilisés aux espèces vivantes et les espèces entre elles.
De retour en Angleterre, il publie son journal de bord, écrit sur les coraux, les crustacés, les volcans… Et puis, il écrit L’Origine des espèces : le monde n’est pas fixe, les espèces varient ; tout ce qui vit descend du même ancêtre, l’homme et le singe sont parents…

Le récit pose dès le début la polémique soulevée par la publication de L’Origine des espèces. Puis, l’histoire déroule la vie de Darwin, son enfance, ses études. L’auteure présente un jeune homme qui va à l’encontre des souhaits de son père pour réaliser sa passion : étudier la nature. Puis elle décrit comment, lors de son voyage sur le Beagle, par ses observations, Darwin élabore sa théorie de l’évolution et de la sélection naturelle qu’il tempèrera en rédigeant un nouveau livre racontant comment l’espèce humaine a évolué et pourquoi le fort a fini par protéger le faible.

Darwin – Ainsi va la vie
Elisabeth Laureau-Daull, Gérard DuBois
Seuil jeunesse, Coup de génie, 2007