Posts Tagged ‘Conquête spatiale’

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L’Espace à petits pas

19 juin 2011

Comment va-t-on dans l’espace ? Et sur la Lune ? Et sur Mars ? Comment vit-on à bord d’une station spatiale ? Qu’est-ce qu’il y a au-delà de notre système solaire ? À quoi ça sert d’envoyer des satellites ?
L’espace à petits pas
répond à ces questions en retraçant l’histoire de la conquête spatiale, du lancement des premières fusées, à l’homme sur la Lune. Le récit se poursuit avec la vie à bord d’une station spatiale, puis l’exploration du système solaire grâce aux sondes spatiales et la recherche d’exoplanètes. Il aborde l’éventualité d’une mission habitée sur Mars et les applications des images satellites.

Chaque thème est développé sur une double page illustrée de dessins humoristiques. On découvre ainsi de façon très simple l’épopée spatiale, son histoire, son actualité, mais aussi les grands défis de demain. La collection à petits pas, comment dirait Armstrong « un grand pas pour l’humanité » !

L’Espace à petits pas
Christophe Chaffardon, illustrations de Laurent Kling
Actes sud junior, à petits pas, 64 pages, février 2011

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Ceux qui rêvaient de la Lune

3 juin 2010

2009, quarantième anniversaire du 1er homme sur la Lune, est l’occasion de la publication de nombreux livres commémoratifs. Ici, le parti pris de l’auteur a été de choisir pour héros non pas Neil Armstrong (1er homme sur la Lune avec Apollo 10), mais Jim Lovell, astronaute du 1er vol habité autour de la Lune (Apollo huit) et surtout commandant d’Apollo 13, la mission qui faillit virer à la catastrophe.

Donc, exit Armstrong – son exploit est résumé en une quinzaine de pages seulement ; voici Lovell, le héros du récit. Nous sommes en 1968, le magazine Time choisit pour « homme de l’année » Jim Lovell et ses coéquipiers d’Apollo 8. Une journaliste vient à la Nasa l’interviewer. Après quelques anecdotes sur sa jeunesse et ce qui l’a conduit à devenir pilote, Jim Lovell raconte de manière détaillé les étapes de la préparation à la conquête spatiale : la sélection des astronomes, l’entraînement et les simulations de vols, mais aussi les choix technologiques opérés par la Nasa. Puis Lovell décrit le déroulement de la mission Apollo 8, ses sentiments, l’importance de l’équipe au sol.
La rivalité avec les Soviétiques, qui réalisent jusque-là toutes les grandes premières (de 1957 à 1965 : 1er satellite, 1er homme dans l’espace, 1e sortie dans l’espace…) est bienexposée.

La dernière partie du livre est plus vivante ; on suit « en direct » le déroulement de la mission Apollo 13 (avril 1970). Le récit alterne entre les joies et les craintes de Jim Lovell, de sa famille et des équipes au sol.
Dès avant le départ, la tension dramatique est amenée par la superstition de malheur liée au nombre 13. Puis, « en temps réel », on suit les ultimes préparatifs avant le décollage : check-list, compte à rebours, décollage. Quand les astronautes détectent un problème, le récit propose la retranscription des dialogues entre le vaisseau et le centre spatial d’Houston.
C’est le rôle des équipes au sol et l’implication des hommes qui prévaut ; la solution bricolée par l’équipe pour le retour sur Terre fera de Lovell un héros.
Mais celui-ci ne cache pas son amertume de n’avoir pu marcher sur la Lune, objectif initial de la mission Apollo 13.

Ceux qui rêvaient de la Lune – Mission Apollo
Philippe Nessmann
Flammarion, Découvreurs du Monde, 2009
240 pages

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Laïka

26 mars 2010

Novembre 1957, l’Union soviétique met en orbite Spoutnik 2. À son bord, le premier être vivant envoyé dans l’espace : la chienne Laïka. Le vol a lieu, afin de célébrer le 40e anniversaire de la révolution d’Octobre, un mois seulement après celui du premier satellite artificiel Spoutnik 1. Dans l’urgence, sans étude préalable, Spoutnik 2 a été construit en quatre semaines.  D’où le destin tragique de Laïka : les scientifiques, faute de temps pour préparer son voyage, l’ont envoyée dans l’espace sans prévoir une possibilité de retour.

L’auteur nous raconte ainsi, sous forme d’un graphic novel de 200 pages, la destinée de la petite chienne Laïka, et à travers elle, l’histoire du programme spatiale russe sur fond de guerre froide.

Nick Abadzis développe avec émotion la psychologie des scientifiques concernés par le programme Spoutnik (l’ingénieur en chef du programme soviétique, le professeur Oleg Gazenko, était un survivant du goulag ; Yelena Dubrovsky, en charge des animaux à vocation expérimentale, qui développa un sentiment quasi maternel envers la petite chienne). Tous, désireux de mener à bien leur mission, sont poussés à la fois par un élan patriotique et contraints par la pression du régime soviétique.

Si le destin extraordinaire et tragique de Laïka a ému la terre entière en 1957, le récit qu’en fait aujourd’hui Nick Abadzis est véritablement poignant. Au-delà de la précision historique de l’aventure, le récit permet de réfléchir aux rapports entre science, politique et conscience personnelle individuelle.

Laïka
Abadzis Nick, trad. Soubiran Fanny
Dargaud, BD, 208 pages, 2009