Posts Tagged ‘Antiquité’

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Hypathie

22 juin 2010

On connaît peu de choses d’Hypatie : mathématicienne et philosophe grecque, elle vécue de 370 à 415. Son père Théon d’Alexandrie, dernier directeur du Musée d’Alexandrie, est éditeur et commentateur de textes mathématiques. Il éduque sa fille en l’initiant à la mathématique et à la philosophie.

Hypatie est l’héroïne idéale : elle est païenne à l’époque où l’empire romain impose le christianisme ; elle est la première femme à enseigner les mathématiques ; très belle, elle reste vierge ; sa fin est tragique : elle meurt lapidée.

Son statut d’héroïne est renforcé par le manque d’informations ce qui permet à l’auteur de développer le récit à sa guise. Cependant, le scénario reste crédible : il présente le destin d’une femme de science courageuse qui se retrouve mêlée aux luttes de pouvoir et victime de l’influence de la religion sur la science.

Hypathie
Dessins de Christelle Pécout
Scénario de Greiner
Dupuis, Sorcières 2, 56 pages, 2010

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L’œil de l’astronome

22 mai 2010

L’œil de l’astronome, c’est bien sûr Galilée et sa lunette astronomique à l’origine de découvertes qui bouleverseront la compréhension du monde.

L’œil de l’astronome, c’est aussi l’histoire de tous les moyens imaginés par les astronomes pour observer le ciel et les étoiles. C’est d’abord sans instruments optiques, mais à l’aide de calcul que l’on établit la science des étoiles. Puis viennent les instruments de visée, la lunette astronomique et divers télescopes terrestres et spatiaux. Tous les instruments d’observation du ciel sont décrits avec leurs avantages mais aussi leurs limites. De nombreuses illustrations mettent en scène ces instruments ce qui donne une bonne idée de leur taille et de leur fonctionnement.

L’œil de l’astronome, c’est enfin le portrait de tous les savants, astronomes et mathématiciens qui, de l’Antiquité à nos jours, décrivent le mouvement des astres.

L’œil de l’astronome
Olivier Sauzereau, Illustrations couleur Yves Besnier
Belin, Collection Bibliothèque Documentaire, 64 p., 2009.

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Comment l’homme a compris à quoi ressemble l’Univers

8 avril 2010

«Tout commence il y a 10 000 ans, quand les hommes inventent l’agriculture et s’intéressent pour la première fois à la course des astres…»

L’ouvrage porte sur les principales étapes qui ont conduit à la connaissance actuelle de l’Univers. Tout au long des onze chapitres, on découvre les différentes hypothèses avancées par les scientifiques pour expliquer à quoi ressemble l’Univers.
Les démarches scientifiques devront se confronter aux croyances religieuses et des savants (Copernic, Giordano Bruno, Galilée) subir les foudres de l’Eglise. Et si, aujourd’hui, ce ne sont plus les religions qui dictent la forme de l’Univers, beaucoup de mystère demeure.

Voir le descriptif narratif des documentaires de la collection « La connaissance est une aventure ».

Comment l’homme a compris à quoi ressemble l’Univers
Juliette Nouel-Rénier, illustré par Catherine Meurisse.
Conseiller scientifique : Jean-Pierre Luminet, astrophysicien à l’Observatoire de Paris-Meudon, DR-CNRS
Gallimard jeunesse, La connaissance est une aventure, 64 pages, 2007.

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Hippocrate – Le médecin de l’île aux jasmins

15 mars 2010

D’Hippocrate, on connaît surtout le serment, règle de conduite du bon médecin.
Dans cet album, les images douces, aux tons tantôt ocres et rosés, tantôt gris et bleutés, font davantage penser à l’art minoen mais bon, à 1000 ans près, on est en Grèce !
C’est là que naît Hippocrate, en 460 av. J.-C., dans l’île de Cos.
Le récit nous apprend qu’à cette époque, dans l’île de Cos, les « hôpitaux » ressemblent à des temples et les traitements à un rituel magique. On est médecin si l’on est descendant du dieu de la médecine ; on se transmet les formules de guérison de père en fils.
Enfant, Hippocrate se nourrit des récits de marins : « en Égypte, les chats sont adorés comme des dieux et il y a des médecins qui ne font pas mourir les morts. En Orient, au contraire, les chats sont mangés bien cuits et les médecins sont des astrologues qui règlent la vie  des hommes par des horoscopes ! »
Hippocrate, lui, entreprend de classer les maladies ; il étudie et entre dans la classe des médecins. Il comprend les effets de l’habitat et du climat sur la santé, note les symptômes et palpe le malade pour établir un diagnostic, puis, il prescrit un traitement et un régime. Hippocrate écrit de nombreux traités de médecine et consigne la règle de conduite du bon médecin, le serment d’Hippocrate.

L’histoire, très fluide, montre qu’Hippocrate rejette les pratiques religieuses exercées jusqu’alors par les médecins grecs de l’Antiquité pour rechercher, grâce à l’observation, des causes naturelles à la maladie. Hippocrate est présenté comme le père de la médecine moderne dont il établit les règles : observation des symptômes, analyses des facteurs environnementaux, diagnostic et traitement. Comme le sous-titre nous l’annonçait : la médecine est l’affaire des hommes et non des dieux !

Hippocrate – Le médecin de l’île aux jasmins
Orietta Ombrosi et Anna Castagnoli
Seuil jeunesse, Coup de génie – 28 pages – 2008
A partir de 9 ans